Nous nous sommes rendues à Marseille pour rencontrer Karine Parra, créatrice de la marque de sandales Massalia. Nous n’aurions pu rêver une introduction plus parfaite à nos déambulations marseillaises que cette rencontre, tant Karine et son travail, incarnent ce mélange entre la cité et la nature, entre les traditions et la modernité, entre l’ici et l’ailleurs que représentent cette ville bouillonnante.

Jean-Marc Herzel et Charlie Tribollet sont des âmes heureuses. De leur désir d’entreprendre à deux, sont nés des meubles d’extérieur en bois qui associent modularité, up-cycling, fabrication locale et économie solidaire. C'est le début de l'aventure Happy Souls Garden.

C’est sur les hauteurs de Hyères, au cœur du Parc Saint Bernard, dans l’ancienne maison de jardinier de Charles et Marie-Laure de Noailles, que nous rencontrons Antoine Boudin. Un lieu de travail qui sied parfaitement au designer, lauréat en 2009 du grand prix du jury décerné par la Villa Noailles pour son festival Design Parade. Un cadre parfait, abrité par une épaisse végétation qui surplombe la ville et offre une vue à couper le souffle sur les marais salants et la plage de l’Almanarre.

Edwina de Charette est une femme déterminée. L’obsession de la tendance l’ennuie et les efforts de ses contemporains pour paraître cool la lassent. On est cool ou on ne l’est pas; et Edwina l’est définitivement, d’une façon qui n’appartient qu’à elle.


Laurence Le Constant, artiste et plumassière

C’est grâce à Philipe Atienza, avec lequel elle a collaboré à la réalisation de souliers fantastiques pour la maison Massaro, que nous avons fait la connaissance d’une alchimiste. Laurence Le Constant ne transforme pas le plomb en or, mais donne vie à l’inanimé et du poids aux plumes dont elle pare ses chimères.

Husbands, costumes pour hommes

Libérer l’homme grâce au costume. Lui permettre d’affirmer sa personnalité et de se réapproprier son vestiaire en endossant un complet. Cela peut paraître une gageure, mais quand on rencontre Nicolas Gabard, créateur de la marque de costumes Husbands, on comprend comment le vêtement masculin le plus traditionnel peut s’ériger en élément de lutte culturelle et politique.

Philippe Atienza, bottier : En pleine lumière

Le lieu est vaste. Une haute voute de pierre de taille et de briques roses, baignée de lumière. C’est dans cet espace du viaduc des Arts, qu’il investit peu à peu que Philippe Atienza bottier, reçoit.

Fiber Art : Le fil comme métaphore

Par nos rencontres avec des artisans et artistes textiles, tels que Meghan Shimek, nous avons découvert une variété de pratiques autour du fil. Nous avons souhaité ici vous livrer notre approche d’un art foisonnant depuis la seconde moitié du XXème siècle, à la frontière de l’art et de l’artisanat.

Anaïs Guery, au fil de l’indigo

Anaïs Guery, c’est d’abord une présence forte et une beauté saisissante. Le feu pâle de sa longue chevelure, son regard droit ; son allure hiératique entre Orient et Renaissance flamande dans sa veste bleue matelassée, ceinturée haut sur la taille lui confèrent une élégance folle, hors du temps. Sa voix au timbre posé et un peu trainant, ses gestes déliés finissent de séduire.

Meghan Shimek, Fiber Artiste : Féminin Singulier

Meghan est libre comme l’écheveau soyeux de laine cardée qui s’anime entre ses doigts. C’est de cette liberté qu’a émergé un travail sensible, fort et sensuel, qui se démarque véritablement dans le paysage contemporain.

Distillerie de Paris

C’est l’odeur d’abord qui saisit. Quelque chose d’herbacé qui rappelle l’artichaut, le foin humide aussi. C’est dans la cuve que ça se passe, sous nos pieds, à fond de cale un homme s’affaire et mélange un bouillon fumant, une bière lourde et mousseuse.

Edito#1 Tous artisans

Fabriquer de ses mains. Laisser libre cours à sa créativité. Apprendre pas à pas, s’initier avec d’autres, partager des savoir-faire et renouer un échange et un dialogue perdus.
Rentrer dans un état quasi méditatif en se laissant porter par la répétition des gestes et la lenteur nécessaire. Voir la matière s’animer, prendre vie sous ses doigts et l’objet émerger.

Magie bleue

Évoquer l’indigo, c’est faire s’animer dans notre esprit des images enchevêtrées d’Orient, d’Afrique et d’Occident. Sa magie s’est opérée auprès de tant de peuples et dans des usages si variés, du plus raffiné au plus quotidien, que sa teinte si particulière recèle auprès de chacun un pouvoir d’évocation fort. Il aura donné leur nom aux hommes bleus des Djebels africains, mais aussi la teinte inimitable de la toile sergée de Nîmes, devenue uniforme indémodable grâce à la ruée vers l’or américaine et à un certain Levi Strauss.

Les volutes bleues indigo d’Aboubakar Fofana

Nos expérimentations avec l’indigo ici et là nous avaient fait graviter autour d’Aboubakar Fofana. Son travail était devenu pour nous incontournable et son compte Instagram nous offrait chaque jour des démonstrations de plus en plus éclatantes de son savoir-faire subtil. Il restait cependant insaisissable, happé sans doute par les workshops qu’il dispensait d’Australie à la Californie, sans relâche.

Blitz Motorcycles : The wild two

« Pour vivre heureux, vivons cachés », une devise qu’ils auraient pu faire leur. Tel un speakeasy sorti de la prohibition, leur antre s’offre comme couverture la façade parfaitement anodine d’un immeuble de parkings comme il en existe tant dans Paris. Mais ce que ces deux là trafiquent est bien plus enivrant que le rhum d’un quelconque bootlegger. Ils dealent de la poudre d’escampette sur deux roues.

Fabrique à Rêves

Travail de ciselure sur métal délicat d'Alice Hubert pour la première création originale de sa collection Yumé. A la découverte de ses inspirations et plongée dans ses carnets de croquis.

Yumé : Un rêve de la créatrice de bijoux Alice Hubert

Yumegokochi signifie "Etat d'esprit du rêve" en japonais. L'idée de cette nouvelle collection germe pour la première fois dans l'esprit d' Alice Hubert, lorsque l'association Ninoo lui propose de créer un objet solidaire au bénéfice des actions qu'elle mène auprès des enfants atteints par l'autisme et de leurs familles.

Edito #0

Bienvenue chez The Artisans. Magazine, recueil de rencontres, journal de bord, carnet de route, collection de moments et de courants, The Artisans est un peu tout cela à la fois.

L’atelier de K OH

Katherine Oh peint à l’huile des cieux pas toujours bleus. Des nuages duveteux s’amoncèlent en autant de houppettes moelleuses qui bientôt se font menaçantes. L’orage couve. Des arbres dénudés pointent leurs longs doigts décharnés vers l’azur. Étrangement on est bien, couchés là dans la clairière à regarder défiler ces quelques centimètre carrés de vapeur d’eau en suspension.

La Maison Lejaby

Nous avons eu envie de rendre hommage aux ouvrières qui façonnent quelques unes des plus belles pièces de lingerie française, dans le plus grand respect de la tradition, au cœur de la Maison Lejaby.