On la voit passer et disparaître dans les jardins depuis deux jours.
Longue liane à l’austère robe colonne noire, coiffée d’un couvre chef rouge évoquant autant un objet familier que le végétal. Sofya Samareva promène sa silhouette hiératique dans la Villa Noailles. Something unreal in the real world, pour paraphraser le titre de la collection d’accessoires qu’elle présente au 32ème Festival International de la Mode et de la Photographie de Hyères.

Nous avions pu le découvrir il y a quelques mois dans l'atelier du Ferronnier d'Art Bruce Cecere et nous le retrouvons au Salon Révélations.
Le lampadaire Mòn, fruit de la collaboration de l'artisan avec le Designer Samuel Accoceberry, réunis dans le cadre de Péri'Fabrique 2016, a été présenté le week-end dernier lors de la Biennale Révélations au Grand Palais.
Un objet tout en contrastes, mêlant esthétique industrielle et finitions raffinées, articulations aériennes et câblage apparent.

Le Festival International de la Mode et de la Photographie de Hyères propose pour sa 32ème édition un nouveau prix, celui de l’accessoire.
Tout l’esprit du festival est dans cette sélection de jeunes gens aux parcours variés et éclectiques, aux styles très différents et tous radicaux.

Pierre Dutertre aime arriver tôt le matin dans son atelier, s’asseoir devant son tour et s’interroger sur ce que la journée va apporter. « Que vais je faire aujourd’hui ? » est son mantra quotidien. Aucune anxiété cependant dans ce questionnement. L’idée, l’envie vont cheminer et s’imprimer dans le grès, au fil des émotions de cet homme chaleureux, qui aime recevoir, partager et parler de la terre.

C’est guidé par nos amis Camille et Yui que nous avons poussé la porte de cet atelier, niché entre les quartiers du Mourillon et du Cap Brun à Toulon. Un trésor caché, connu des seuls initiés.


Chiharu Shiota, where are we going?

Les installations réalisées par Chiharu Shiota pour le Bon Marché vous laissent oscillant entre deux impressions. D’un côté flottant en apesanteur sur de frêles esquifs à peine esquissés, en suspension dans les airs et de l’autre pris dans la toile, retenu par une invisible arachnide, en proie à une vague angoisse.

Edito #3 Un et multiple

En ce début d’une nouvelle année, The Artisans fête ses quatre mois d’existence. Alors que nous ne sommes qu’au début de notre histoire, nous voulions vous remercier pour le chemin parcouru pendant ces quatre mois. Les personnes fabuleuses que nous avons croisées, nourrissent notre envie de découverte et les nombreux encouragements que nous avons reçus nous incitent à pousser plus loin notre cheminement

Au cœur des laboratoires cosmétiques Shigeta

Une immersion en images dans le laboratoire parisien de la marque Shigeta. Un lieu unique en plein cœur du 20ème arrondissement, dédié à la recherche, la formulation et la production des produits cosmétiques bio et holistiques, crées par Chico Shigeta.

Klaxon Designers

Le duo toulonnais Klaxon Designers, composé de Sylvain Gauthier et Guillaume Fouret, s’est formé en 2014, mais leur complicité et leur envie de créer ensemble se sont nouées au Lycée de la Tourrache, au fil de leurs études en design de produit.

Whole, manufacture de teintures naturelles

Avec Whole, Aurélia Wolff a imaginé un espace de création et d’expérimentation colorielle, écologique et artisanal, appliqué à l’art de vivre et à la décoration. Elle y intègre aussi bien un travail sur des textiles naturels tissés ou tricotés en France que sur la teinture végétale, qu’elle décline en une palette douce et poudrée.

Bruce Cecere : Iron Man

C’est chez Monsieur, atelier artisanal de bijouterie parisien fondé par Nadia Azoug, que nous avions remarqué ses réalisations: des vitrines imaginées ensemble et mises en œuvre par lui. Ses écrins délicats de laiton et de verre, qui abritaient les bijoux aériens de Nadia, y créaient une atmosphère de boudoir raffiné.

Edito #2 Fil Conducteur

Le 10 Novembre dernier nous avons présenté dans le cadre exceptionnel de La Villa Rose à Paris la première collaboration produite par The Artisans, qui réunissait l'artiste textile Meghan Shimek et la designer textile Anaïs Guery. Retour sur cette rencontre riche dont sont nées six œuvres uniques.

Laurence Le Constant, artiste et plumassière

C’est grâce à Philipe Atienza, avec lequel elle a collaboré à la réalisation de souliers fantastiques pour la maison Massaro, que nous avons fait la connaissance d’une alchimiste. Laurence Le Constant ne transforme pas le plomb en or, mais donne vie à l’inanimé et du poids aux plumes dont elle pare ses chimères.

Husbands, costumes pour hommes

Libérer l’homme grâce au costume. Lui permettre d’affirmer sa personnalité et de se réapproprier son vestiaire en endossant un complet. Cela peut paraître une gageure, mais quand on rencontre Nicolas Gabard, créateur de la marque de costumes Husbands, on comprend comment le vêtement masculin le plus traditionnel peut s’ériger en élément de lutte culturelle et politique.

Philippe Atienza, bottier : En pleine lumière

Le lieu est vaste. Une haute voute de pierre de taille et de briques roses, baignée de lumière. C’est dans cet espace du viaduc des Arts, qu’il investit peu à peu que Philippe Atienza bottier, reçoit.

Fiber Art : Le fil comme métaphore

Par nos rencontres avec des artisans et artistes textiles, tels que Meghan Shimek, nous avons découvert une variété de pratiques autour du fil. Nous avons souhaité ici vous livrer notre approche d’un art foisonnant depuis la seconde moitié du XXème siècle, à la frontière de l’art et de l’artisanat.

Anaïs Guery, au fil de l’indigo

Anaïs Guery, c’est d’abord une présence forte et une beauté saisissante. Le feu pâle de sa longue chevelure, son regard droit ; son allure hiératique entre Orient et Renaissance flamande dans sa veste bleue matelassée, ceinturée haut sur la taille lui confèrent une élégance folle, hors du temps. Sa voix au timbre posé et un peu trainant, ses gestes déliés finissent de séduire.

Meghan Shimek, Fiber Artiste : Féminin Singulier

Meghan est libre comme l’écheveau soyeux de laine cardée qui s’anime entre ses doigts. C’est de cette liberté qu’a émergé un travail sensible, fort et sensuel, qui se démarque véritablement dans le paysage contemporain.

Distillerie de Paris

C’est l’odeur d’abord qui saisit. Quelque chose d’herbacé qui rappelle l’artichaut, le foin humide aussi. C’est dans la cuve que ça se passe, sous nos pieds, à fond de cale un homme s’affaire et mélange un bouillon fumant, une bière lourde et mousseuse.

Edito#1 Tous artisans

Fabriquer de ses mains. Laisser libre cours à sa créativité. Apprendre pas à pas, s’initier avec d’autres, partager des savoir-faire et renouer un échange et un dialogue perdus.
Rentrer dans un état quasi méditatif en se laissant porter par la répétition des gestes et la lenteur nécessaire. Voir la matière s’animer, prendre vie sous ses doigts et l’objet émerger.