« Si haute que soit la montagne, on y trouve toujours un sentier. » Ce proverbe afghan illustre bien l’esprit qui anime Turquoise Mountain, tant son travail de restauration, de conservation et de transmission de patrimoine culturel matériel et immatériel dans des pays ayant subi les ravages de décennies de guerre, est ardu et pionnier. Cette ONG née en Afghanistan il y a une dizaine d’années, dont les objectifs sont d’identifier mais aussi de former des artisans capables de participer à la restauration, à la conservation et à la transmission de savoir-faires séculaires, dans des zones d’Asie et du Moyen-Orient où les conflits récurrents ont mis à mal des héritages architecturaux, artistiques et artisanaux d’une richesse millénaire.
Dépassant ces missions d’origine, Turquoise Mountain, en permettant à une nouvelle génération d’artisans d’incarner le lien entre continuité et renouveau culturel de pays dévastés par des décennies de conflits, contribue à restaurer l’âme de ces pays en leur sein et à l’étranger.
Nous avons rencontré Docteur Bastien Varoutsikos, archéologue, spécialiste du Proche-Orient et du Caucase, qui depuis plusieurs années s’est investi en tant que consultant en patrimoine culturel auprès d’organisations internationales et travaille désormais pour Turquoise Mountain. Entretien.

Par une très froide matinée de décembre, dans une salle dépouillée du théâtre de verre, nous avons voyagé par delà les chaines montagneuses du nord de l’inde, jusqu’au Sikkim et au Tibet, nous réchauffant au milieu des sommets glacés grâce à la technique bouddhiste du Toumo. Notre guide, Blanche Heugel, nous avait tous embarqués, adultes et enfants, dans un de ses voyages imaginaires dont on ressort transporté à plus d’un titre, sur les traces de la plus grande et la plus fantasque exploratrice que le début du XXème siècle ait connu, Alexandra David-Néel.

Une rencontre avec Samuel Gassmann, créateur de boutons de manchettes et accessoires raffinés pour hommes (et femmes). Ou comment alors que l’on croyait « simplement » découvrir ses étonnantes collections et parler de son savoir-faire si particulier, nous nous retrouvâmes à disserter sur l’essence des choses et plus particulièrement le caractère singulier du plus petit élément du vestiaire masculin, le bouton. De l’ontologie appliquée à la garde robe.

L’industrie textile, grande consommatrice de matières premières, produisant 80 milliards de pièces chaque année est aussi une championne du gaspillage.
Au delà des tonnes de vêtements que nous destinons à plus ou moins court terme à la poubelle (12 Kilos jetés par an et par personne en France), les fabricants se débarrassent de quantités phénoménales de chutes et de métrages intacts, qui terminent la plupart du temps incinérés. (15% de la matière textile utilisée pour la production est jetée)
Interpellée par ces aberrations, la créatrice Stacey Cotter Manière a eu envie de proposer un vestiaire élégant et totalement mixte, composé de vêtements inspirés de l’utilitaire, conçus exclusivement avec les chutes provenant des meilleurs façonniers pour hommes.
(Re)vision Society propose une approche créative de valorisation ultra exigeante et très haut de gamme, ou chaque pièce fait l’objet d’une fabrication main emplie de détails sobres et raffinés. Interview.

Nous avons rendu visite à Laurence Leenaert, jeune créatrice belge installée dans la médina de Marrakech, ou elle développe sa très belle marque créative LRNCE. Elle puise son inspiration dans ce pays qui l'a conquis et collabore avec des artisans marocains pour créer des vêtements, textiles, tapis, céramiques et objets en rotin qui mêlent à merveille son univers graphique moderne et coloré et les savoir faire de ces artisans talentueux. Portrait.

C’est le cri appelant à un renouveau, une relève que l’on a envie de pousser au sortir de la seconde édition du forum Anti-Fashion, qui se tenait le week-end dernier à Marseille. Un événement qui a réuni autour de Lidewij Edelkort et de professionnels de la mode, des créateurs qui bousculent les règles désormais établies et viennent apporter une bouffée d’air frais bien nécessaire, après l’état des lieux alarmant dressé par les intervenants réunis.


Turquoise Mountain : la fierté retrouvée des artisans afghans

« Si haute que soit la montagne, on y trouve toujours un sentier. » Ce proverbe afghan illustre bien l’esprit qui anime Turquoise Mountain, tant son travail de restauration, de conservation et de transmission de patrimoine culturel matériel et immatériel dans des pays ayant subi les ravages de décennies de guerre, est ardu et pionnier. Cette ONG née en Afghanistan il y a une dizaine d’années, dont les objectifs sont d’identifier mais aussi de former des artisans capables de participer à la restauration, à la conservation et à la transmission de savoir-faires séculaires, dans des zones d’Asie et du Moyen-Orient où les conflits récurrents ont mis à mal des héritages architecturaux, artistiques et artisanaux d’une richesse millénaire.
Dépassant ces missions d’origine, Turquoise Mountain, en permettant à une nouvelle génération d’artisans d’incarner le lien entre continuité et renouveau culturel de pays dévastés par des décennies de conflits, contribue à restaurer l’âme de ces pays en leur sein et à l’étranger.
Nous avons rencontré Docteur Bastien Varoutsikos, archéologue, spécialiste du Proche-Orient et du Caucase, qui depuis plusieurs années s’est investi en tant que consultant en patrimoine culturel auprès d’organisations internationales et travaille désormais pour Turquoise Mountain. Entretien.

Blanche Heugel : Voyages imaginaires au long cours

Par une très froide matinée de décembre, dans une salle dépouillée du théâtre de verre, nous avons voyagé par delà les chaines montagneuses du nord de l’inde, jusqu’au Sikkim et au Tibet, nous réchauffant au milieu des sommets glacés grâce à la technique bouddhiste du Toumo. Notre guide, Blanche Heugel, nous avait tous embarqués, adultes et enfants, dans un de ses voyages imaginaires dont on ressort transporté à plus d’un titre, sur les traces de la plus grande et la plus fantasque exploratrice que le début du XXème siècle ait connu, Alexandra David-Néel.

Les poèmes et dessins de Stacey

Stacey Cotter Maniere, fondatrice de (Re) vision society, écrit des poèmes et les illustre de dessins orignaux.
Des vers inspirés par des rencontres, l'observation du monde qui l'entoure, sur lequel elle pose un regard bienveillant.
Une autre façon pour elle d'exprimer sa créativité et de raconter une histoire.
Stacey nous livre l’histoire derrière deux de ses poèmes et ses pensées sur ce qu’écrire de la poésie et dessiner représente pour elle.
Extraits de ses cahiers.

Samuel Gassmann : l’Essence de la forme

Une rencontre avec Samuel Gassmann, créateur de boutons de manchettes et accessoires raffinés pour hommes (et femmes). Ou comment alors que l’on croyait « simplement » découvrir ses étonnantes collections et parler de son savoir-faire si particulier, nous nous retrouvâmes à disserter sur l’essence des choses et plus particulièrement le caractère singulier du plus petit élément du vestiaire masculin, le bouton. De l’ontologie appliquée à la garde robe.

From Rags to Riches

L’industrie textile, grande consommatrice de matières premières, produisant 80 milliards de pièces chaque année est aussi une championne du gaspillage.
Au delà des tonnes de vêtements que nous destinons à plus ou moins court terme à la poubelle (12 Kilos jetés par an et par personne en France), les fabricants se débarrassent de quantités phénoménales de chutes et de métrages intacts, qui terminent la plupart du temps incinérés. (15% de la matière textile utilisée pour la production est jetée)
Interpellée par ces aberrations, la créatrice Stacey Cotter Manière a eu envie de proposer un vestiaire élégant et totalement mixte, composé de vêtements inspirés de l’utilitaire, conçus exclusivement avec les chutes provenant des meilleurs façonniers pour hommes.
(Re)vision Society propose une approche créative de valorisation ultra exigeante et très haut de gamme, ou chaque pièce fait l’objet d’une fabrication main emplie de détails sobres et raffinés. Interview.

Les sandales de LRNCE

Moitié sandales, moitié chaussures, ces sandales faites à la main à Marrakech pour la marque LRNCE, montrent juste ce qu'il faut de vos orteils.

Mia/Borsa

De la collision entre l’univers dadaïste du studio de création M/B et le luxe minimaliste de la très jolie marque de maroquinerie française La Benjamine est né un sac clin d’œil qui nous emballe.

Laurence Leenaert, LRNCE

Nous avons rendu visite à Laurence Leenaert, jeune créatrice belge installée dans la médina de Marrakech, ou elle développe sa très belle marque créative LRNCE. Elle puise son inspiration dans ce pays qui l'a conquis et collabore avec des artisans marocains pour créer des vêtements, textiles, tapis, céramiques et objets en rotin qui mêlent à merveille son univers graphique moderne et coloré et les savoir faire de ces artisans talentueux. Portrait.

Robert Normand, Décorateur et Designer Textile

Créateur de prêt à porter féminin pendant de nombreuses années, Robert Normand a joué avec les motifs depuis ses premières collections. Il a aujourd'hui trouvé, dans une réinterprétation des techniques de peintures décoratives sur du textile et des objets uniques, un nouveau moyen de déployer son univers graphique et subtil dans le design et décoration.

Edito #4 La mode est morte. Vive la Mode!

C’est le cri appelant à un renouveau, une relève que l’on a envie de pousser au sortir de la seconde édition du forum Anti-Fashion, qui se tenait le week-end dernier à Marseille. Un événement qui a réuni autour de Lidewij Edelkort et de professionnels de la mode, des créateurs qui bousculent les règles désormais établies et viennent apporter une bouffée d’air frais bien nécessaire, après l’état des lieux alarmant dressé par les intervenants réunis.

Revelations au Grand Palais

Sous la nef du Grand Palais, parmi les 400 Artisans d’Art réunis pour la biennale Internationale des métiers d’Art et de Création, nous avons fait six nouvelles rencontres avec des personnalités d’exception, dont le travail nous a particulièrement séduit.
Une sélection non exhaustive, au cœur d’une biennale qui une fois encore met en valeur le travail de la nouvelle génération d’artisans précurseurs, rompus aux croisements audacieux entre innovations des techniques et des matériaux et savoir faire traditionnels, jouant des collaborations avec d’autres créateurs, Artisans et Designers.

Maison Godillot, l’invitation au voyage

Yui et Camille Boudot ont crée à Hyères une boutique qui incarne à la perfection l’esprit néo artisan. Un subtil mélange d’objets uniques qu’ils ont choisi dans le monde entier chez des artisans et designers ou dans des entreprises perpétuant une production artisanale en petites séries. Une sélection qui ressemble à ce couple, éclectique et chaleureux qui nous accueille dans leur magnifique Maison Godillot.

Les chapeaux oniriques de Sofya Samareva

On la voit passer et disparaître dans les jardins depuis deux jours.
Longue liane à l’austère robe colonne noire, coiffée d’un couvre chef rouge évoquant autant un objet familier que le végétal. Sofya Samareva promène sa silhouette hiératique dans la Villa Noailles. Something unreal in the real world, pour paraphraser le titre de la collection d’accessoires qu’elle présente au 32ème Festival International de la Mode et de la Photographie de Hyères.

Objet du désir : Lampadaire Mòn

Nous avions pu le découvrir il y a quelques mois dans l'atelier du Ferronnier d'Art Bruce Cecere et nous le retrouvons au Salon Révélations.
Le lampadaire Mòn, fruit de la collaboration de l'artisan avec le Designer Samuel Accoceberry, réunis dans le cadre de Péri'Fabrique 2016, a été présenté le week-end dernier lors de la Biennale Révélations au Grand Palais.
Un objet tout en contrastes, mêlant esthétique industrielle et finitions raffinées, articulations aériennes et câblage apparent.

Le potager enchanté de Faustine Durand

« One radish a day keeps the doctor away », c’est la devise pas si loufoque de Gary le radis, un des personnages délirants du potager bio crée par Faustine Durand pour sa marque Myum. Alors que fraichement diplômée des Beaux Arts de Paris elle poursuivait ses études à la National Fine Arts University de Tokyo, Faustine a commencé à créer au crochet les premiers exemplaires de l’univers des Myum, qui seront très vite repérés par la boutique Colette à Paris.

Atelier Turco, Staffeur ornemaniste

C’est guidé par nos amis Camille et Yui que nous avons poussé la porte de cet atelier, niché entre les quartiers du Mourillon et du Cap Brun à Toulon. Un trésor caché, connu des seuls initiés.

Maison Empereur, Reine des quincailleries.

C’est une institution marseillaise vieille de 190 ans. Un lieu hors du temps, dont le charme échappe à toutes les recettes des concepts stores. Qu’on y pénètre avec une envie précise ou par pure curiosité, il est difficile d’en ressortir les mains vides. La Maison Empereur, reine des quincailleries, nous ouvre ses portes.